vendredi 1 juillet 2011

Les accoucheuses mal formées sont à l'origine des fistules urogénitales en RDC


Environ 120(Cent vingt) chirurgiens, gynécologues obstétriciens et professionnels de la santé ont travaillé pendant 48heures à Kinshasa pour identifier toutes les démarches appropriés pouvant aboutir et faciliter une bonne prévention et prise en charge des malades ou victimes de fistules urogénitales en République Démocratique du Congo, RDC. Le résultat du travail a été atteint, selon le président du Comité organisateur des assises, Docteur Stanislas Sulu Maseb’A Mwang. Dans le lot des diverses recommandations des médecins Congolais : Le renforcement de capacité du système sanitaire en vue d’améliorer les soins de santé de la reproduction, la gratuité des interventions chirurgicales pour la césarienne et la réparation des fistules.  
 Les objectifs des travaux de réflexion étaient d’abord de partager les expériences dans le domaine de la prévention et de la prise en charge chirurgicale de la fistule, ensuite évaluer les progrès réalisées par le personnel médical formé lors des premières journées scientifiques sur la fistule en 2007, enfin de codifier sur le plan national les approches édifiantes pouvant permettre la prévention et la prise en charge de la fistule. « Vue la complexité de cette pathologie, la prise en charge des patientes exige une grande expertise. La pauvreté, les conflits armées, la précarité du système  sanitaire et le manque de formations continues des accoucheuses sont dans la liste de plus grandes causes des fistules urogénitales en RDC », a indiqué le Docteur Doloresse Nembuzu, chirurgienne et gynécologue obstétricienne à l’hôpital Saint Joseph, situé dans la commune de Limete. Depuis 2007, les chirurgiens Congolais ont réussi quelques 582 réparations de fistules urogénitales. 

lundi 27 juin 2011

L’expertise de la Police Scientifique réclamée dans l’assassinat du Journaliste Kambale en RDC

L'observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique, Olpa, un réseau d’experts juristes et journalistes Africains  volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, dans un communiqué parvenu ce dimanche sur notre site, s’est dit  préoccupé par le déroulement des enquêtes relatives à l’assassinat de Kambale Musonia, journaliste à la radio communautaire de Lubero Sud , RCLS, émettant à Kirumba, cité située à 200 km au nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo ,RDC.
Kambale Musonia, 32 ans, a été assassiné, le 21 juin dernier dans la soirée, par des  hommes armés non autrement identifiés qui ont tiré à bout portant sur lui, non loin de son domicile. Selon Olpa, les assaillants n’ont emporté aucun objet du journaliste ni pillé le quartier comme ils opèrent habituellement dans cette cité. Cet acte criminel a eu lieu au moment où le journaliste regagnait son domicile en provenance de sa rédaction. 
L’assassinat du journaliste de RCLS, poursuit le communiqué, est intervenu quelques jours seulement après que ce dernier eut animé une émission à téléphone ouvert au cours de laquelle il recevait M. Marcel Tengeza, un leader de la société civile locale. Au cours de cette émission, les auditeurs de RCLS dénonçaient la montée du banditisme à Kirumba et dans ses environs. 

dimanche 26 juin 2011

La liste des pourvoyeurs d'armes à feu en RDC est publiée!

L’enquête sur « Armes légères dans l’Est du Congo : Perception de l’insécurité » publiée par le service public fédéral Affaires étrangères de Belgique et le Programme des Nations-Unies pour le Développement, jette un pavé dans la mare à l’heure où la République Démocratique du Congo, RDC, se prépare à organiser ses prochaines élections présidentielle et législative, scrutin que tout le monde souhaite démocratique, libre et transparente, sans contradiction. 
Georges Berghezan, chercheur au Groupe de recherche et d’Information sur la Paix et la Sécurité, Grip ET Xavier Zeebroek, Directeur du Grip, ouvrent non seulement un grand débat en cette période mais leur enquête vient remettre en cause certaines démarches déjà lancées et quelques actions engagées sur la récupération des armes à feu sur l’ensemble de ce vaste pays continent. 
Les conclusions de l’enquête n’épargnent ni le gouvernement Congolais, ni la Police Nationale Congolaise avec les Forces Armées de la RDC, Fardc, encore moins la Monusco, Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo, Monusco et les groupes rebelles étrangers de la région des Grands-Lacs. 
Selon les chercheurs, jusqu’à présent au moins 300.000 (trois cent mille) armes légères et de petit calibre sont aux mains des civils dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, du Maniema, du Katanga et la Province Orientale. Réalisée sur la base de plus de 10.000 (dix mille) interviews de chefs de ménages, d’une cinquantaine de discussions de groupes focaux et d’une cinquantaine d’interviews-clés, l’étude  qui démontre comment la prolifération des armes à feu a pris des proportions dramatiques avec les différentes guerres de rébellion en RDC , dresse en même temps le profil sombre de l’insécurité et les zones de provenance des armes qui pullulent dans toutes les provinces ayant fait l’objet de l’enquête. 
D’après l’étude, en Ituri, dans la Province Orientale, le principal mode d’acquisition des armes reste le ‘’marché noir’’, suivi de l’achat auprès de criminels et auprès de membres des Fardc ou de la Police. « Un marché aux armes se tiendrait à la frontière Soudanaise. L’ Updf, -Uganda people’s defense force, armée  de l’Ouganda dans les zones frontalières serait directement impliquée dans ces trafics et échangerait parfois des armes contre des matières précieuses(Or…). Dans le territoire d’Aru, dans la même province, les principaux pourvoyeurs d’armes seraient la Spla, -Soudan people’s Libération army, armée du sud Soudan-des civils Soudanais et des bandits Ougandais. L’autre grand pourvoyeur d’armes serait l’armée Congolaise qui vendrait des armes à la fois aux malfrats et aux groupes armés.

samedi 25 juin 2011

L’itinéraire de Jhymmy Mukelenge est un horoscope réussi

Son sourire contagieux dit tout sur son état d'âme CP: Zaïna Kere-Kere
Pour peu, on le confonderait à Jacob Desvarieux, l’âme du groupe Kassav’. Derrière ce visage aux traits encore juvéniles, se cache un féru de la musique Africaine et Antillaise de haute volée. Jhymmhy Mukelenge est à la fois promoteur et producteur des spectacles. Et  « le travail d’un producteur est un vrai business », définit-il. Dans un restaurant Parisien où nous l’avons rencontré, il est très célèbre. Tout le monde le saluait avec grandeur d’âme et note de respect teintée de noblesse. Avec les nombreux dédicaces ou ‘’cailloux’’ qu’il a reçu et continue de recevoir dans les albums des musiciens Congolais, Jhymmy n’attrape ni ne fait la grosse tête, et encore moins le gros dos. Par contre, « j’ai horreur qu’on parle de moi dans les médias », lance t-il comme une boutade pour tenter de nous repousser. « Vous savez pour vivre mieux, il faut vivre caché ; j’aime évoluer dans l’ombre », ajoute t-il, avec un sourire contagieux de ceux qui se sentent et sont bien dans leur peau. Il vit depuis 36 ans en France. 

jeudi 23 juin 2011

Les assassins de Floribert Chebeya condamnés à mort en RDC

La Cour Militaire de la Gombe, à Kinshasa a rendu aujourd’hui le verdict du procès de 8(huit) présumés assassins  du Directeur Exécutif de la Voix de Sans Voix, Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana. Jamais procès n’a attiré autant d’attention des pays membres de l’Union Européenne et signataires de la charte des Nations-Unies représentés en RDC à travers leur ambassades. Sur  les 8(huit) présumés meurtriers accusés, 3(trois) ont été acquittés. Il s’agit de François Mulongoyi, de Georges Kitungwa et de Blaise Mandiangu. Sont condamné à la peine de mort ou capitale : Daniel Mukalay, Paul Milabwe et Jacques Mugabo. Et Michel Mwila, l'officier qui avait déposé l'invitation convoquant Floribert Chebeya au bureau de  la Police Nationale, a été condamné à perpétuité. S’agissant du colonel Daniel Mukalay, chef des services spéciaux de la police consideré par l’ong la VSV comme suspect numéro 2 après -John Numbi Banza Tambo, Inspecteur National de la Policer suspendu de ses fonctions pour les besoins de l’enquête-, il a été condamné à la peine de mort pour assassinat de Floribert Chebeya et pour arrestation et détention de Fidèle Bazana. Ce qui conduit à 4(quatre) le nombre des condamnés à mort dans cette affaire. 

lundi 20 juin 2011

Des scènes de fusillades seront bientôt vécues à Kinshasa


                                 Après le tournage du film « La Vie est Belle » de Dieudonné Ngangura et Benoît Lamy en 1987 dans la capitale Congolaise Kinshasa, cette année cette ville de l’Afrique centrale va accueillir le tournage du long métrage « Komona », un film fiction du scénariste-réalisateur Canadien Kim Nguyen. L’annonce du tournage, prévue du 5 Juillet au 14 Août prochain a été faite ce lundi à l’hôtel Memling dans la commune de la Gombe. « Le tournage se déroulera dans quelques communes de la ville de Kinshasa. C’est depuis deux mois que nous sommes en RDC pour la faisabilité de ce projet sur le film « Komona ». Je vous avoue qu’on est surpris que le projet a du succès, l’entreprise brassicole Bracongo et la Biac ont accepté de sponsorisé le film. Ça démontre combien la RDC reste un pays d’accueil », a affirmé Pierre Even, producteur du film « Komona ».
                               « Komona » retracera la vie d’une adolescente de 14 ans. L’actrice principale, Komona, enfant soldat devenue grosse. Celle-ci raconte à l’embryon qui grandit dans son ventre l’histoire de sa vie depuis qu’elle fait la guerre : tout va commencer à 12 ans, lorsqu’elle sera enlevée par une armée rebelle. C’est là où elle sera enrôlée dans l’armée et deviendra soldat. Elle va rencontrer le magicien, son premier amour, un garçon de son âge qui souhaite l’épouser…Une histoire d’amour entre deux jeunes âmes prises au milieu d’un monde de violence, de beauté et de magie.

vendredi 17 juin 2011

Photographies et films de la RDC sont en honneur en Espagne


Les lampions du  festival européen du Cinéma Africain,Fcat,  seront éteintes le 19 Juin prochain. Elles ont été allumées depuis le 11 Juin dernier. Le festival accueille cette année des Cinéastes Congolais. L'innovation reste la grande rétrospective du cinéma congolais organisée pour rendre hommage aux artistes Congolais. C'est le 8ème Fcat de Tarifa, au Sud de l´Espagne. Environ 32 films retracant l’histoire du cinéma au Congo ont été alignés. Des premiers films documentaires muets Belges des années 20 aux films des cinéastes Congolais Balufu Bakupa -auteur du film "Nous aussi avons marché sur la lune"-, Petna Ndaliko, en passant par les classiques des années 80 et 90, tournés par des réalisateurs Congolais notamment Kibushi, Roger Kwami ou Mwenza Ngangura, les réalités quotidiennes des Congolais ont été restituées et  le passé colonial a été retracé. L’événement était doublé d’exposition de 82 photographies de Héctor Mediavilla, un Espagnol et Baudouin Mouanda, un Congolais.