Des centaines de bétonnières, d'élévateurs, de grues, de brouettes sont figés, éparpillés au milieu d'une multitude de bâtiments gris inachevés, hérissés d'échafaudages, en un immense chantier désert de 20.000 logements prévus pour plus de 150.000 personnes.
La "Nouvelle Benghazi", en voie de construction par les Chinois est devenue une ville fantôme, une cité interdite d'accès, arrêtée en plein élan par l'éclatement de la révolution libyenne. Une gigantesque carcasse vide, silencieuse.
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| Une famille Libyenne à Benghazi CP: Le Soir |
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| Un rebelle sur le front à Benghazi CP: Le Soir |
Onze mille Chinois de la China state construction engineering company (CSCEC) travaillaient depuis trois ans sur ce grandiloquent projet quand l'insurrection a éclaté à la mi-février dans Benghazi, depuis devenue la "capitale" des rebelles dans l'est de la Libye. Tous les ouvriers chinois ont fui.